RPA


L’intelligence artificielle fait débat ! Elle semble précariser nos emplois actuels, avant même d’être marqué par la généralisation des robots que les médias nous promettent à cor et à cri par les médias. L’avènement de l’automatisation de certaines tâches par le RPA (Robotic Process Automation), par exemple, interpelle sur l’avenir du travailleur de demain.

Personne ne contestera la précarisation du travail observée depuis les années Mitterrand. Cette période a vu monter en puissance le temps partiel, l’interim, et d’autres formes de précarités. Longtemps avant elle, dans les chaînes de production, la taylorisation s’est longtemps imposée comme mode de travail. Souvent décriée pour son modèle à répétition de tâches avec l’institutionnalisation de robot, cette taylorisation dont tout le monde se souvient bien des travers dénoncés dans le non moins fameux long métrage, « Les Temps Modernes » de Charlie Chaplin, est arrivée, et n’a pas consommé les dégâts que redoutaient les observateurs de l’époque. Sans aucun doute, certains secteurs ont dû connaître les travers de cette taylorisation mais de là à dire qu’ils ont vécu un véritable calvaire, ce serait un abus de langage.

Avec le renouveau de l’intelligence artificielle, on reprend les mêmes peurs et l’on recommence : à l’instar du travailleur des temps modernes, le cadre banquier ou assureur actuel voit sa mission parcellisée. Comme l’explique Antonio Casilli dans son livre « en attendant les robots », « les tâcherons finissent par être isolés, mal payés et peu protégés. » Ce regard critique sur les conséquences de l’IA alimente les phantasmes à n’en pas finir. Pourtant des exemples de recours gagnant d’une application de RPA par les neobanques montrent que l’exploitation « intelligente » de l’intelligence artificielle peut faire la différence dans des secteurs où les produits se banalisent et donc finissent par se ressembler. Jouer la carte de la connaissance du client et du meilleur service qui s’en suit imposent une capitalisation des avancées de l’intelligence artificielle. Il se trouve que le RPA s’adapte le mieux à cette aspiration !

Sans conteste, disons-le tout de go, c’est une question de positionnement du curseur. Mais refuser l’IA pour des raisons relevant du pur phantasme serait une faute professionnelle Grava même ! Demandez à ceux qui ont franchi le rubicon, ils sont nombreux dans les banques et les assurances, qui récoltent déjà les fruits de leur crédulité.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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