Towers Watson et Mergermarket viennent de réaliser une étude qui montre que les porteurs de risques achètent moins d’activités. Mais en revendent davantage.

Les compagnies d’assurance du Vieux continent seraient plus nombreuses à vouloir se séparer de certaines de leurs activités. Et prévoient d’en acquérir moins. Conduite auprès des cadres dirigeants de compagnies d’assurances,  cette étude montre que plus de 60 % des répondants déclarent envisager une session des activités d’ici à 2017 ; ils étaient 20 % à prévoir de le faire, il y a seulement un an. D’autre part, le pourcentage de compagnies d’assurances qui déclarent qu’elles procéderont à une acquisition d’ici à 2017 est passé en un an de 69 % à moins de la moitié, 42 %. Selon Guillaume Bénéteau, responsable du département Assurance-vie de Towers Watson, « cette tendance à la vente est en réalité en phase avec la stratégie globale adoptée par nombre de grands assureurs européens ces dernières années qui consiste à vendre des activités non fondamentales et à consolider celles dans lesquelles ils ont une position de leader sur le marché. Nous pensons en outre que les nouvelles obligations réglementaires, notamment celles imposées par Solvabilité II, auront pour conséquence une augmentation du nombre de rachats de petits assureurs. »

La valeur des transactions réduite de plus de moitié

Si, au premier semestre 2014, le nombre de transactions réalisées en EMEA dans le secteur des assurances est resté presque identique à celui de 2013 pour la même période, selon cette étude, « la valeur des transactions s’est réduite de plus de la moitié pour passer de 8,1 à 3,9 milliards d’euros. La plupart des répondants attribuent cette absence de transactions importantes à la volatilité persistante de l’économie et – chose peut-être surprenante au vu notamment des toutes dernières clarifications de Solvabilité II – à une certaine incertitude concernant la règlementation. » Pour autant, la majorité des répondants indiquent qu’ils pensent que le nombre de transactions va continuer à augmenter, et 84 % d’entre eux prévoient sur les trois prochaines années non seulement des entrées de capitaux dans le secteur des assurances en EMEA, mais aussi un regain d’intérêt de la part des acheteurs financiers. Enfin, Plus de la moitié est d’avis que la source de capital la plus importante en matière de fusion-acquisitions proviendra des fonds de Private Equity.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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