Du fait de sa particularité, le système d’exploitation d’Apple a su/pu, jusque-là, rester en dehors des cyber-turpitudes que connaît son farouche concurrent Windows. Certes, il y a bien des virus natifs pour ce monde bien feutré qu’est Apple. Mais nous sommes loin du trop-plein en la matière que sont les… bruits de bottes numériques enregistrés dans l’environnement Windows où les attaques sont légions !

 Je n’ai aucun intérêt personnel et encore moins corporatiste à privilégier l’un ou l’autre. C’est un fait avéré qu’après 11, c’est bien 12, en base dix, et mutatis mutandis, que l’utilisation d’un PC sous Windows ouvre la porte à une avalanche de cyberisques à maîtriser très rapidement. Le cas échéant, ce sera votre outil de travail qui sera maîtrisé, au point de ne plus pouvoir vous permettre de travailler, sauf à régler au maître chanteur, en crypto-rançon, s’il vous plaît ! Nous sommes loin de l’univers paisible et feutré d’Apple naguère connu. Plus pour longtemps, paraît-il.

Car avec l’avènement de CookieMiner, ce monstre adossé à OSX.DarthMiner, un programme malveillant qui cible les coockies de sites Web visités par l’utilisateur et surtout ceux particulièrement affectés aux échanges et portefeuilles de monnaies virtuelles. En bref, il s’agit purement d’un malware comme il en existe tous les jours dans les programmes Windows. Et de ce point de vue, son modus opérationnel est bien connu et se résume à prendre le contrôle de l’ordinateur attaqué, l’occasion de miner la crypto-monnaie en l’utilisant, voire voler tout simplement les informations des cookies de navigateurs Chrome et Safari, les mots de passe/utilisateurs stockés dans Chrome, les informations de carte de crédit conservées voire encore les SMS d’un iPhone par l’intermédiaire des sauvegardes iTunes faites par l’utilisateur. Ces informations, relayées par l’analyse de l’Unité 42 de Palo Alto Networks en dit long sur de tels risques qui font froid dans le dos.

Certes, les utilisateurs d’Apple sont peu nombreux que ceux de Windows. Pour autant, face au risque cyber, ce n’est pas le nombre qui est déterminant mais l’ampleur du risque. En l’occurrence, il est holistique et peut surtout toucher une élite prompte, au sein de l’entreprise, à avoir recours à Apple, pour se différencier.

Le symbole de la méritocratie serait-il empoisonné et entraînerait-il l’entreprise dans sa faillite ? Ce serait le comble de l’irresponsabilité sociale que la destruction d’un bien du même parfum provienne, à son corps défendant, de celui qui officiellement le promeut ! Mais la cybersécurité ne connaît pas l’ironie. Et cela, le monde Windows est déjà averti depuis la nuit des temps.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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