En ces heures d’universités estivales, l’Association des Producteurs de Leads sur Internet (APLI) a réuni ses acteurs. Une première édition qui a permis de poser les bases d’une normalisation des producteurs/consommateurs. Point d’orgue de ce… Leadcampus, la publication du premier baromètre de la profession. Où l’on apprend que le volume d’affaires généré dans cette branche a doublé entre 2012 et 2013. Prometteur. Mais pour qui ? Les producteurs ou les vendeurs ?

À l’heure où le digital s’impose à tous les secteurs et tout particulièrement à ceux de la banque et de l’assurance, sa monétisation est au cœur des préoccupations. Bien souvent, elle passe par des Leads, synonymes de prospects qualifiés à transformer. Il s’agit donc de d’un pilier de l’arsenal marketing et commercial digital des entreprises, quelque que soit leur taille. Selon Guillaume Clavel, Président de l’APLI, « notre industrie est au cœur de la numérisation de l’économie française. En permettant aux annonceurs de générer un volume d’affaire de plus de 6 Milliards d’euros, la mise en relation sur Internet est devenue un levier essentiel de leur conquête commerciale. Nous représentons les intérêts d’une industrie numérique qui contribue au développement du commerce, de l’industrie et des services. Nos entreprises dressent un véritable pont entre le monde numérique et l’économie traditionnelle et contribue à la création d’emplois dans tous les secteurs ».

Autant souligner la désormais place critique que ces flux représentent dans l’économie numérique. Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique, qui ne s’y est pas trompée, a présidé ce premier rassemblement du secteur.

Ils ont été 200 professionnels (producteurs et acheteurs de Leads), selon les organisateurs, à se retrouver dans le cadre de ce campus. Tout naturellement, on y a retrouvé plus d’une plate-forme de génération de Leads pour les mondes de l’assurance et de la banque (Comparadise, Devisprox, panoramabanques.com, Compareo, etc.). On aura noté également des absents de marque parmi lesquels Assurland, le comparateur historique de l’assurance. Selon Stanislas di Vittorio, son président, “nous n’avons pas, à ce jour, trouvé d’intérêt particulier â faire partie de cet organisme. C’est également le cas pour bien d’autres représentations professionnelles qui, à notre avis, n’apportent pas de valeur ajoutée à notre activité de comparateur”. On l’aura compris, l’APLI doit encore convaincre quelque mastodonte d’éclat profession.

Convaincre et faire l’unanimité dans la profession

Sans attendre une unanimité hypothétique, l’association a profité de cette première université pour présenter une cartographie de sa marche sur un terrain économique où la prégnance du numérique ne fait plus guère de doute. En partenariat avec KPMG, elle a dévoilé les résultats de son premier baromètre. Résultat : ce marché est en bonne santé. Témoin, il a enregistré une croissance forte en 2013. L’an dernier, le volume de leads commercialisés a doublé par rapport à 2012 pour atteindre 12,3 millions ; quant aux entreprises françaises acheteuses de leads sur Internet, elles ont enregistré un volume d’affaires de 6,6 milliards € en 2013, selon ce baromètre. Quid du prix de vente moyen du lead (CPL) ? Il s’est élevé à 17,55€ (Soit, 23,06€ en B2B et 11,58€ en B2C. Enfin le taux de conversion du lead est estimé à 23 %. Il revient à 12 % (B2B et 25% en B2C.

Quid des perspectives de développement de ce secteur ? Pour l’année 2014, la profession anticipe une croissance de plus de 30  % de la profession (B2B : 22% et B2C : 44%). Les effectifs de ses équipes devraient également croître de plus de 20 %.

 

Enfin, marché de temps à autre chahuté par les acheteurs et les consommateurs notamment sur la gestion de la qualité des données personnelles, le secteur de la génération de leads gagne à se fixer des normes et bonne règles. C’est dans cette optique que l’APLI a présenté la Charte des Bonnes Pratiques signée par toutes les sociétés membres de l’APLI. Dans ce contexte, Stéphane Grégoire, chef du service des affaires économiques de la CNIL a rappelé les principales règles qui régissent l’économie numérique française.

 

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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