S’agirait-il de l’accroche de la seconde campagne présidentielle de Barack Obama ? Ou d’une démonstration de la force du pouvoir d’achat des anglo-saxons?Rien à voir avec tout cela. Quoique. Désormais, paraît-il, nous pouvons gagner de l’argent en surfant. Sur le Web, bien sûr. Et en toute moralité. Grâce au YES, nouvel étalon devant le Net.

Rien à voir avec tout cela. Quoique. Désormais, paraît-il, nous pouvons gagner de l’argent en surfant. Sur le Web, bien sûr. Et en toute moralité. Grâce au YES, nouvel étalon devant le Net.

« Tonton » prenait un malin plaisir à fustiger ceux qui gagnent de l’argent en dormant. Rassurez-vous, en surfant, vous n’êtes pas totalement endormi ; et vous pourrez donc désormais amasser des sous, en toute moralité. Mama mia ! C’est en tout cas l’idée de yesibank.com, une nouvelle institution bancaire qui se propose de monnayer votre parcours sur le Net. Rien que ça ! Visitez un site Web, et hop, vous gagnez des YES. Suivez quelqu’un sur Twitter, vous engrangez encore des YES, nouvelle monnaie universelle sur Internet. Cerise sur le gâteau, plus vous avez de fans sur Facebook ou Twitter, davantage vous accumulez de YES. En fait, le temps que vous passez désormais sur la Toile vous permet de gagner des milliers de YES. Au point de devenir millionnaire ? Pourquoi pas ? Le hic est que cette monnaie peu sonnante et trébuchante ne vous permettra pas de flamber dans la vie réelle. Pour le moment, vous devrez vous contenter modestement de coupons de réduction virtuels. En clair, vous devrez tout de même sortir votre porte-monnaie ou votre carte de crédit pour régler une partie de votre achat, le reste étant payé en YES. Qui dirait non ? Sûrement pas les accros du Net. Et ils sont légion.

Ils peuvent donc désormais surfer sans limite, assurés in fine de remplir leur tirelire. Et leur caddie virtuel. La tentation de devenir millionnaire est là, palpable, tant l’addiction, pour une fois, ne serait pas un vice blâmable, car source de YES. Les internautes pourront jouer, rejouer et jouer encore, sans risque de perdre comme en bourse. Le pognon amassé, tel des pions, pourrait même leur servir à acquérir des contrats d’assurance vie et dommage à moindre prix, si tenté que les porteurs de risques acceptent de s’ouvrir à cette monnaie d’un genre nouveau. Pour l’heure, ils ne se bousculent pas au portillon de yesibank.com qui compte déjà quinze sites utilisateurs.

Derrière cette initiative qui peut paraître anecdotique, se confine une véritable redistribution des … cartes sur le territoire des moyens de paiement. Là où les banques classiques dictaient la loi il y a encore quelques années avec pour fâcheux corollaire des frais souvent abusifs, de nouveaux acteurs alternatifs s’invitent au débat. Avec des arguments autrement plus déstabilisants que ceux de yesibank.com. Des exemples ? Le porte-monnaie de Google ; l’arrivée de MoveNbank, une institution totalement NFC (sans contact, ndlr). Comme pour encourager cette dynamique, la Commission bancaire attribue désormais à tour de bras, ou presque, le statut nouveau d’établissement de paiement européen. D’ores et déjà treize acteurs en bénéficient en France. Les superstitieux conseilleraient aux banques classiques d’organiser la réplique. Vite ! Entre temps, le client en profite de plus en plus. Comme le montre le grand reportage du CAPA Hebdo de cette semaine, il entend désormais payer où il veut et quand il veut. YES, HE CAN. Surtout que désormais, Web Time is YES money.

Emmanuel Mayega
Rédacteur en Chef

La rédaction
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