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Selon cette enquête, l’intelligence artificielle pourrait multiplier par deux la croissance économique de la France et augmenter de 20 % la productivité du pays d’ici 2035.

Plus précisément, cette étude publiée montre comment l’intelligence artificielle (IA) pourrait doubler les taux de croissance de 12 pays dont la France d’ici 2035 en modifiant la nature du travail tout en explorant une nouvelle relation entre l’homme et la machine. En fait, l’impact des technologies basées sur l’intelligence artificielle devrait augmenter l’efficacité du travail de près de 40 % dans certains pays contre 20 % en France, en modifiant la façon dont les tâches sont effectuées et en renforçant le rôle des salariés dans la croissance de leur entreprise.

Selon confie Paul Daugherty, directeur de la technologie chez Accenture, « l’intelligence artificielle est sur le point de transformer l’économie comme jamais depuis l’arrivée de l’informatique à la fin du XXe siècle. Les effets combinés de l’intelligence artificielle, du cloud, d’outils analytiques sophistiqués et d’autres technologies ont déjà commencé à changer la façon dont le travail est effectué par les hommes et les ordinateurs, et la manière dont les entreprises interagissent avec leurs clients. Notre étude démontre de façon claire que l’intelligence artificielle peut générer d’importants bénéfices dans les pays dont la croissance et la productivité stagnent. »

Méthodologiquement parlant, l’Accenture Institute for High Performance et Frontier Economics, ont modélisé l’impact de l’intelligence artificielle sur les économies de 12 pays développés générant collectivement plus de 50 % de la production économique mondiale. L’objectif est de comparer la taille de l’économie de chaque pays en 2035 entre deux scénarios de référence, le premier montre la croissance économique attendue selon des hypothèses actuelles, le second un scénario d’intelligence artificielle représentant la croissance économique attendue lorsque l’on intègre l’impact de l’intelligence artificielle dans l’économie.

 

Outre-Atlantique, l’intelligence artificielle génèrerait les bénéfices économiques les plus importants, faisant passer la croissance annuelle de 2,6 % à 4,6 % en 2035. Ce qui traduit une valeur ajoutée brute additionnelle de 8 300 milliards de dollars américains. Au Royaume-Uni, l’intelligence artificielle pourrait injecter 814 milliards de dollars dans l’économie en 2035, faisant ainsi passer la valeur ajoutée brute annuelle de 2,5 % à 3,9 %. Le pays du soleil levant, pourrait potentiellement tripler son taux annuel de valeur ajoutée brute en 2035, tandis que la Finlande, la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Autriche pourraient voir leur taux de croissance doubler.

L’augmentation significative de la productivité du travail dans les économies développées sera générée par des technologies d’IA innovantes qui permettront aux travailleurs de gérer plus efficacement leur temps et de se consacrer à ce que l’espèce humaine a toujours fait de mieux : créer, imaginer et innover. L’augmentation de la productivité réduira de façon considérable le nombre d’années nécessaires pour doubler la taille de ces 12 économies. Ce délai de doublement est un indicateur de développement économique et les résultats sont d’abord déterminés par la capacité d’un pays à diffuser largement les innovations technologiques à travers son infrastructure économique.

Pour permettre à l’intelligence artificielle de devenir un nouveau facteur de production capable de relancer la croissance et éviter les écueils, Accenture recommande de suivre différentes (cf. encadré) étapes.

Pour conclure, Cyrille Bataller, directeur monde de l’intelligence artificielle chez Accenture, a déclaré :  « l’intelligence artificielle possède un potentiel de croissance considérable, pour l’économie comme pour les hommesNotre étude démontre de façon claire que l’intelligence artificielle peut générer d’importants bénéfices dans les pays dont la croissance et la productivité stagnent. Pour qu’elle tienne toutes ses promesses, toutes les parties prenantes doivent être parfaitement préparées – intellectuellement, technologiquement, politiquement, éthiquement et socialement – pour gérer les avantages et les défis qui peuvent naître d’une plus grande intégration de l’intelligence artificielle dans nos vies. »

  • Préparer la prochaine génération– intégrer l’intelligence humaine à celle des machines pour qu’elles coexistent et s’engagent dans une relation d’apprentissage mutuel et réévaluent le type de connaissances et de compétences qui seront nécessaires demain.
  • Encourager une régulation alimentée par l’IA – voter de nouvelles lois et créer un cadre législatif pouvant s’adapter et s’améliorer en continu pour réduire l’écart entre le rythme des innovations technologiques et celui des régulations associées.
  • Défendre un code d’éthique pour l’IA –les débats éthiques doivent être complétés par des normes tangibles et des exemples de bonnes pratiques relatives au développement et à l’utilisation des machines intelligentes.
  • Faire face aux effets de la redistribution– les décideurs politiques doivent souligner à quel point l’intelligence artificielle est capable de générer des bénéfices tangibles pour l’économie et gérer de manière préventive ses conséquences, en aidant les groupes qui seraient touchés par des changements d’emploi et de revenus.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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