Le temps n’est pas de la partie. Tant mieux, les festivaliers, ou plutôt les participants aux 23emes rencontres de l’Amrae, ont dû remplir les sessions de cette mouture quelque peu placée sous le signe de la Francophonie.

L’un des points d’orgue de l’ouverture de cette manifestation qui réunit les spécialistes de la gestion de risques aura été la deuxième convention de la Francophonie. L’occasion pour le club francophone du Risk management de se mettre en scène, corroborant la volonté de l’Amrae d’étendre ses activités de ce club sachant que « le risk management est en passe d’émerger dans bon nombre de pays de langue française, si l’on en juge à travers le succès de la première conférence de l’Association, qui s’est tenue au Maroc, l’an dernier. L’intérêt pour cette technique est indéniable », considère Gilbert Canaméras, président de l’Amrae.

Au-delà de cet accueil tourné vers l’avenir, c’est le devenir de tout le risk management qui est au centre des préoccupations des participants. Selon Michel Dennery, vice-président de la Federation of European Risk Management Associations (Ferma), « le paysage du management des risques est devenu complexe, ce qui va motiver les professionnels de ce secteur à modifier leur approche de cette discipline. Avant, les Risks managers se consacraient aux risques d’exploitation et aux menaces relatives aux assurés. Désormais, ils doivent faire face à des risques stratégiques et financiers ». Autant dire que le métier évolue. Comment dans ce cas intéresser les structures de taille moyenne à adopter une telle démarche ? Différentes réponses.

Pour Christine Cantournet, conseillère en gouvernance, risk management et développement international chez Rivoli consulting, « les PME/PMI doivent s’entourer d’experts parmi lesquels des consultants risques et des courtiers, voire des risks managers à temps partiel. » Dans ce dernier cas, les retombées économiques arriveraient très vite. Autre réponse, celle de l’assureur QBE France, qui propose QBE Risk Profile, en synergie avec Arengi. Cette solution permet aux entreprises, et tout particulièrement celles de taille modeste, « de bénéficier d’une démarche globale de cartographie des risques clés en main et réalisée par nos experts, sur la base d’un financement supporté par notre partenaire QBE France qui les choisit, en fonction de ses critères d’éligibilité », explique Benoît Bougnoux, directeur associé.

Désormais incontournable, le digital a également été couvert sous différents angles, à commencer par l’opportunité qu’il constitue en matière de maîtrise de risques financier, légal ou réglementaire. Il ouvre également la porte à de nouvelles fraudes. Sur ce terrain, Luc Vignancour, directeur adjoint Finpro et risques spéciaux chez Marsh rappelle que l’ère des objets connectés ne va pas améliorer la donne ».

On le voit, cette première journée a tenu ses promesses, malgré certaines prestations, certes rares, exhalant une fragrance déjà bien connue des habitués de ces Rencontres.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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