Qui a dit que le marché du progiciel de l’assurance n’était pas nature ? Ces derniers mois on a assisté à des déclarations tendant à montrer que l’on est entré, de plain-pied, dans un secteur marqué par des renouvellements, signe, s’il en fallait encore un, d’une belle maturité.
En observant ce marché, un fait illustre clairement cette maturité. Ses fonctions de base, à savoir la production, la souscription, la gestion de sinistres, etc., ont acquis leurs lettres de noblesse. Ainsi, tout éditeur, digne de ce nom, doit être capable, sans plastronner, de faire face aux attentes de base. C’est comme les opérateurs de tiers payant, qui ne sauraient se donner pour argument de vente la capacité de liquider les feuilles de soins. C’est un minimum, la différence s’opérant ailleurs.

Cet ailleurs, porte un nom : la différenciation. Certes le relationnel commercial est un atout ; Mais il faut plus pour faire la différence. Davantage même que le modèle de l’intégré, s’agissant également d’un acquis. A l’heure de l’innovation à tout va, la pression créatrice pousse les éditeurs à explorer de nouvelles voies.

Parmi celles-ci, l’intelligence artificielle semble tenir la corde. Le marché voit arriver de nouvelles versions progicielles arborant des fonctions fruits des recherches de l’ingénierie cognitive. Des assistants personnels voient le jour et prêts à accompagner l’assurance dans une meilleure prise en charge du client, par exemple, en cas de sinistres. « L’homme augmenté », comme dirait Selma Ben Fadhel, DG de l’éditeur KMSE, s’invite donc au chevet de l’assurance, pour accomplir un service plus conforme aux attentes d’un client plus exigeant et volatil.

Mais d’autres input semblent également contribuer à la bascule de l’offre vers une nouvelle génération : les objets connectés, qui devraient permettre aux porteurs de risques d’être, à moindre coûts, conforme à l’état de l’art. Et pour cause, ils sont progressivement intégrés en natif dans les offres. Au moins, un éditeur revendique cette initiative pour laquelle il mobile plus de 20 personnes. C’est dire l’ampleur du changement de génération. Suivez mon regard.

Du reste, nouvelle génération rime avec multitude de fournisseurs. Il est lointain le temps où les éditeurs du marché de l’assurance tenaient dans une cabine téléphonique. Ils sont désormais ondoyants et multiples. Se comptant au-delà d’une main. A vous donc de choisir. Et à nous de vous dire la technologie qui nous semble ouvrir les horizons. Horizons où sauront cohabiter ancienne et nouvelle générations au service d’une assurance digitalisée.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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