Le groupe informatique vient de publier ses chiffres de l’année passée. Il affiche une croissance à taux de change et périmètre constants sur les douze mois de l’exercice 2014 de 4,7 % sur le périmètre Sopra et de 6,0 % sur celui de Steria.

Le chiffre d’affaires consolidé Sopra Steria 2014 intégrant les activités de Steria entre le 1er août et le 31 décembre 2014 pour un montant de 798,3 M€, s’est élevé à 2 280,3 M€ à comparer à 1 349,0 M€ publié par Sopra sur l’exercice précédent.

Dans le détail, Sopra a réalisé un chiffre d’affaires de 1 482,0 M€ sur l’exercice clos le 31 décembre 2014, soit une croissance totale de 9,9 %. La croissance organique s’est élevée à 4,7 %. Au 4ème trimestre, la croissance organique du chiffre d’affaires a progressé de 8,8 %.

En France, le chiffre d’affaires s’est établi à 786,6 M€ sur l’année, en croissance organique de 2,8 %. L’activité a particulièrement été soutenue dans le secteur des Services Financiers. Au 4ème trimestre, le chiffre d’affaires s’est élevé à 210,7 M€, ce qui correspond au meilleur trimestre de l’année en termes de croissance organique (+4,3 %).

Quid en Europe ? La croissance organique du chiffre d’affaires a atteint 4,1% pour s’élever à 262,5 M€. Toutefois, la situation a été contrastée entre la croissance forte enregistrée par les filiales espagnole, suisse et belge et les difficultés rencontrées notamment en Allemagne et au Royaume-Uni. Le 4ème trimestre s’est inscrit dans la continuité des précédents trimestres avec une croissance organique de 3,4 %.

Dans ce contexte, Sopra Banking Software a réalisé, en 2014, un chiffre d’affaires de 258,2 M€, correspondant à une croissance organique de 7,6 %. « Le 4ème trimestre a été marqué par la signature d’un partenariat industriel d’envergure avec La Banque Postale qui a choisi la suite Sopra Banking Platform pour rationaliser et moderniser son système d’information. Il a également été marqué par un flux général soutenu de ventes de licences qui a permis une croissance de 31,7 % du chiffre d’affaires sur le dernier trimestre de l’année. Cette performance crédibilise la stratégie d’investissement adoptée depuis plusieurs années visant à construire des solutions innovantes de core banking, globales et intégrées, afin d’accompagner les banques dans leur transformation numérique », indique le groupe.

Du côté de Steria, le chiffre d’affaires 2014 s’est établi à 1 887,0 M€, en croissance totale de 7,5 %. À taux de change et périmètre constants, la croissance du chiffre d’affaires a été soutenue et s’est élevée à 6,0 %, dans le bas de la fourchette de guidance annuelle initiale (entre +6,0 % et +8,0 %). Le 4ème trimestre, marqué par une base de comparaison plus élevée, a enregistré une croissance organique de 3,0 %.

En France, « la décroissance organique a été de 3,1 % sur l’exercice. La légère croissance constatée dans les secteurs de l’Énergie / Utilities et de la Banque n’a pas permis de compenser les tendances négatives des secteurs des Télécommunications, des Transports, de l’Assurance et du Secteur Public. Au 4ème trimestre, période sur laquelle la zone bénéficiait d’une base de comparaison plus favorable, la tendance s’est inversée pour redevenir légèrement positive avec une croissance organique de 1,1 %. »

A l’étranger, le Royaume-Uni affiche une croissance du chiffre d’affaires de 18,2 % à taux de change et périmètre constants. Si d’autres secteurs ont bien marché, les télécommunications et les services financiers ont été en décroissance. Le quatrième trimestre, dont la base de comparaison était plus élevée du fait du démarrage du contrat SSCL en novembre 2013, a néanmoins affiché un taux de croissance organique solide de 10,2 %.

Outre-Rhin, « la situation a été difficile sur l’ensemble de l’exercice avec une décroissance annuelle du chiffre d’affaires de 11,2 %. Comme précédemment évoqué, cette perte de chiffre d’affaires s’explique par des départs de consultants à la suite de la mise en place d’une nouvelle équipe de management en 2013 et de l’évolution du business model historique de l’entité. Dans cette situation, le chiffre d’affaires du quatrième trimestre a connu une décroissance de 12,9 % après avoir décru de 15,1 % au troisième trimestre. »

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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