En plein mois de juillet, le groupe bancaire tente-t-il d’occuper la place médiatique en annonçant des accords de partenariat international avec les principaux réseaux sociaux ?

Le Gentleman agreement est pourtant de taille. Bien exploité, il pourrait changer la face marketing de BNP Paribas dans un environnement bancaire et financier où le client impose désormais sa royauté grâce à son mobile, devenu sa véritable couronne. Car en créant des synergies avec Facebook, Google, LinkedIn et Twitter, le groupe entend se donner les moyens de proposer au client « phygital », la possibilité d’interagir avec lui comme il l’entend, sur un parcours client désormais hybride. Néanmoins, parapher un accord d’aussi grande envergure qui va mobiliser quatre membres du comex nécessite et impose même d’aller plus loin. Quels sont les services nouveaux envisagés ? L’originalité vient-elle du fait que ce partenariat est noué à l’échelle internationale ? On a hâte d’en savoir davantage.

Le communiqué de presse publié par le groupe bancaire  indique que cette synergie « … permettra aux équipes de la banque de renforcer leur compréhension des usages, ainsi que leur maitrise des techniques et des nouveaux formats de communication adaptés au mobile… » Pourquoi pas. En retour, permettra-t-il à Google d’apprendre mieux son métier bancaire et de capitaliser sur le savoir-faire acquis pour accélérer dans le monde de la finance ? Risque. Frilosité ? Réalisme. Car de ces trois partenaires, le plus improbable et potentiellement concurrent reste bel et bien l’éditeur du premier moteur de recherche planétaire. Est-ce pour autant qu’il faille l’éviter ? Car embrasser un tel rival ne risquerait pas de l’étouffer, si tel en est le dessein.

Cet accord, aussi original soit-il, devra rapidement être transformé sur le terrain en stratégie digitale au service des clients. Ces derniers, qui accèdent déjà à des services digitaux de BNP Paribas, seront en droit d’attendre de leur banque des prestations nouvelles à valeur ajoutée. Cette remarque vaut également pour les concurrents de BNP Paribas. Ainsi, BPCE, qui a annoncé un accord de partenariat avec Facebook récemment est également concerné. Tous ont intérêt à mettre en place une exploitation segmentée de ces réseaux sociaux en vue d’atteindre efficacement chaque couche d’utilisateurs (jeunes, professionnels, etc.)

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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