Il est des insistances qui ne doivent pas tourner en de la poudre aux yeux ou du fard : celle de la célébration de la Journée de la Femme semble pourtant en faire partie. Des années après l’institutionnalisation de cette (dis)parité à force de mauvaises habitudes, les réalités semblent rétives : L’Homme se montre certes au petit jour comme le… Sexe fort, mais dans la réalité, beaucoup d’inégalités persistent alors même que cela n’a pas toujours été ainsi. Pire, des décennies après la suppression de l’incapacité civile de la Femme (1938), des écrits vantent les petites victoires de la compagne de l’Homme, désormais présentes à des postes clés dans le digital, l’assurance et la banque. Mais en réalité, que du fard ! beaucoup reste à faire !

C’est bien le révélateur d’un malaise voire d’une culpabilité que de souligner cette victoire à la Pyrrhus que remportent à certains égards, à corps défendant les femmes, lesquelles veulent pourtant tout simplement s’inscrire dans la trajectoire darwinienne de l’évolution, en célébrant à cor et à cri le fameux 8 mars !

Les plus optimistes verraient en cette commémoration une volonté positive de l’évolution du Sexe dit Faible dans notre société. Moi, je m’inscris en faux par rapport à cette velléité primesautière et naïve car le concret et le quotidien restent choquants. Pas de mépris en vous rappelant qui faits, qui gestes, voire écrits déshonorants ! Les plus malins rappelleraient évidemment la difficulté poussive de changer une injustice devenue phénomène, même dans les sociétés qui sont loin d’être taxées de primitives. D’autres, plus hardis, et plus extravertis au rang desquelles les africaines, vont se voiler la fasse à travers des manifestations grandioses et tape à l’œil, débauche de couleur qui, à l’instar d’un comédien au théâtre, cherche à cacher sous son maquillage la réalité de son genre. Pourtant, lœil aguerri le reconnaît au hasard d’un regard comme nous savons identifier simplement ce qui est caché derrière la comédie du 8 mars.

Oui ! Arrêtons de faire semblant, à travers des commémorations à n’en point finir, revendiquer le pouvoir des femmes qui, à bien y regarder, n’en demandent pas tant. A mon âge, je sais de quoi je parle ! Un petit respect, une grande considération et la voilà condérée. Non pas parce qu’elle attendait ce petit geste de reconnaissance et s’y complais, mais juste car en réalité, elle sait aimer l’Homme et veut être et rester sa plus belle conquête, au-delà des limites. Alors, arrêtons d’attendre le 8 mars pour faire la queue devant le fleuriste, madame entraperçoit l’entourloupe. Soyons naturels, nous les Hommes. Attribuons à la femme la place qui lui revient, que nous Homme, lui avons volée par égoïsme et erreur fondamentale, et nous verrons que notre société passera pour évoluée. Comme si un indicateur de la qualité d’une société de ce genre, rêvée, existe ! sans privilège et sans sexisme ! utopie ?

Emmanuel Mayega

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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