Le fruit de cette synergie sera disponible sous la forme d’une tablette intégrant les fonctionnalités de paiement EMV et NFC, comme l’exigent les banques, dans le cadre de la prévention des fraudes à la carte bancaire. En fait, l’Intel Data Protection Technology for Transactions sera associée aux solutions d’acceptation de paiement mobile d’Ingenico Group ainsi qu’à de futures solutions aux États-Unis et au Canada, à commencer par des tablettes mobiles développées conjointement sur la base du processeur Intel Atom.

Selon les deux acteurs, ce projet préfigure « un ensemble bien plus large d’initiatives et de services à valeur ajoutée permettant d’adapter d’autres objets connectés à l’échelle mondiale, tels que les distributeurs intelligents, les kiosques interactifs et les bornes numériques. »

« Nous sommes ravis d’entamer cette collaboration avec Intel et d’intégrer ainsi l’acceptation de paiement sécurisé aux nouveaux objets connectés. Cette initiative démontre à quel point l’innovation peut simplifier l’expérience d’achat et développer la relation entre le marchand et le consommateur. L’introduction du paiement sécurisé dans les objets connectés ancrera notre expertise dans l’Internet des objets », déclare Philippe Lazare, Président-directeur général d’Ingenico Group. Et Doug Davis, Vice-président et Directeur général de l’Internet of ThingsGroup d’Intel, d’ajouter : « le transfert de responsabilité prévu en octobre marquera une étape importante aux États-Unis pour les banques et sociétés émettrices de cartes de crédit, mais plus encore pour les commerçants. Intel et Ingenico Group travaillent ensemble à combler le fossé existant entre pratique commerciale et sécurité tout en veillant à créer des dispositifs simples à mettre en œuvre et à gérer pour ne pas alourdir le travail des commerçants. »

Cette innovation intervient dans un contexte américain particulier où les banques assument la responsabilité des opérations frauduleuses effectuées avec des cartes bancaires. En 2013, selon Business Insider, ces opérations représentaient un coût de 14 milliards USD. Corollaire, les banques entendent exiger des commerçants la mise à niveau de l’équipement de leurs points de vente pour être en mesure d’accepter les cartes à puce EMV. Le cas échéant, la responsabilité du recouvrement des fonds en cas de fraude pèsera sur les commerçants.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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