Qui se souvient encore du chamboulement de l’ordre de référencement des assureurs dans la foulée de l’introduction de Google Panda ? Pas grand monde franchement. Du coup, il n’est pas aberrant de se demander à quoi sert le dernier classement de Google Insights relatif aux candidats aux présidentielles 2012.

Quand Google annonce l’évolution de son outil de recherche, les spécialistes de l’e-réputation se demandent à quel surf vont se faire damer les entreprises friandes du référencement à tout crin. Dans l’assurance, l’ordre d’arrivée avait été chamboulé au dernier trimestre 2011 par cette donne, après l’introduction de Panda, nouvel algorithme du géant de la recherche sur le Net. Pour combien de temps ? En plein été dernier, ce chamboulement aura duré le temps d’une rose. Il en est ainsi des victoires sur le Net ; les unes chassent souvent les autres. Au plus grand plaisir du géant de l’Internet qui organise ce combat de coq d’un genre nouveau. Ici, les cocoricos se gagnent à coups d’ergots.

Qu’en est-il sur le terrain politique où Google Insights livre des résultats diamétralement opposés à ceux des sondages d’opinion eux-mêmes de plus en plus tatillons ? Selon ce moteur qui permet de comparer un nombre de recherches sur plusieurs mots-clés, Marine Le Pen arrive en tête des candidats avec un score de 44 points, contre 31 à Hollande. Sarkozy pointe en troisième position avec un score de 21. Évanoui dans les méandres de l’e-réputation, l’homme du Front de Gauche arrive loin derrière, tout comme François Bayrou.

Comment expliquer un tel renversement de situation ? Un éclairage, simple direz-vous probablement, voudrait que les programmes des candidats les plus clairs n’aient pas besoin d’être disséqués sur le Net. D’où la faible audience de ces derniers sur le Web. Un peu court ? Peut-être. Alors, comment expliquer un tel classement ? Se fonder sur des causes rationnelles ne suffirait donc pas à expliquer ce fait. Quoi qu’il en soit, tout comme l’e-réputation d’un assureur ne fait pas la qualité de ses produits, la troisième place du président sortant dans ce monde de Google ne lui fermerait pas forcément les portes du second tour. Idem pour ses compétiteurs.

Je me garderai bien ici de vous dire sur qui je jetterai mon dévolu. Ces choix-là ne se content pas et n’ont pas vocation à faire l’objet d’explications tant que nous votons pour une offre politique légitimée par les fameuses 500 signatures. Pour autant, cette légitimité ne nous empêche pas de questionner les uns et les autres sur leurs choix dans le domaine de l’assurance vie, de la santé et de l’avenir de la dépendance. Attention, ils sont dix. N’oubliez pas de vérifier leurs programmes accessibles sur le Net, question de galvaniser davantage leur rayonnement, façon Google Insights.

Pour finir, savez-vous qui les enfants de 3 à 12 ans ont voté dans le cadre du sondage organisé par le site de vente de jouets en ligne Myotis ? Entre leurs idoles à savoir Hello Kitty, Barbie, Spiderman, Sarkozy et Hollande, le premier remporte la mise avec 28 % des suffrages, davantage que le score de nos deux candidats politiques cumulés. Si enquête d’options signifie boussole, nous sommes tous déboussolés.

Emmanuel Mayega
Rédacteur en Chef

La rédaction
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