Edito : Des néobanques au monnaie by Design, prémisses d’une nouvelle ère ? | Assurance & Banque 2.0

On ne sait de quelle porte vient la lumière ! Elle finit, comme la goutte de pluie sur une roche, par y faire son lit ! Le Web, ce révolutionnaire, silencieux, est en passe de revisiter notre culture, notre monde et notre vie. Che Guevara, Fidel Castro, Iosif Vissarionovich Dzhugashvili alias Staline et autres Steve Biko et Kwame Nkhrumah, font figure d’enfants de chœur dans le genre. Jugez-en plutôt ! Nous engager dans la transformation du système bancaire actuel ! En passant des banques traditionnelles aux néo-banques ou banques digitales et à un nouvel ordre monétaire ! Voilà le transformateur silencieux, pour ne pas le qualifier de tueur silencieux (hypertension) en passe de révolutionner ce pan de notre vieux monde. Non content de cette prouesse, il s’attaque, en profondeur, à travers la blockchain, à d’autres institutions. Et veut faire tomber, pêle-mêle, notre vieux système monétaire international. Là c’est du sérieux ! On n’est plus dans l’intention : grâce au projet Money by design, les faits sont proclamés. Ses tenants parmi lesquels la société Chaineum, envisage tout simplement de « donner à chaque groupuscule de personnes, l’opportunité de créer sa propre cryptomonnaie », indique Laurent Leloup son CEO.

Voilà l’Afrique, à la recherche d’une alternative au CFA, face à la possibilité de sortir des vieilles mauvaises habitudes ! Du coup, là où certains Etats lancent leurs propres monnaies, l’Afrique pourrait ou devrait plutôt réfléchir sérieusement à cette opportunité au moment où elle est menacée encore par une nouvelle dévaluation unilatéralement décidée, sans elle. Coup sur coup, le problème des intérêts de la dette, qui mine les économies dans les pays de ce continent, serait résolu. Reste que la blockchain sévit dans un monde où la culture financière a fait ses preuves. Mais le caractère révolutionnaire du Web, qui transpire à travers sa capacité à s’adapter à toute situation, devrait aider l’Afrique à l’apprivoiser au moins économiquement sachant que politiquement, on a su le taire quand les bruits de bottes ou le couronnement d’un semblable ne l’avaient bâillonné !

Revenons sur le terrain économique où, pour avoir tué le père ou son instrument financier, en l’occurrence, c’est kif-kif, il faudra vraiment se montrer, pour une fois, politiquement à la hauteur. D’où la nécessité de revoir les figures panafricanistes de ce continent où Orange Money aura finalement contribué à généraliser l’utilisation des transactions de l’argent par mobile. En clair, il a permis la montée en puissance des néo-banques dont Orange Bank ne revendique pas, que je sache, l’appartenance ! En fait, par petit coups, les uns et les autres ont contribué à … mettre en ligne, les germes de la destruction de notre monde actuel. Reste à inventer un nouveau monde, où FMI, groupe Banque mondiale, BAD et autres institutions devenues caduques, n’existeront plus. Nous n’irons pas cracher et encore moins pleurer sur leurs tombes (merci Boris Vian). Comme dirait quelqu’un, « le monde va changer », mais cette fois-ci, en douce. Qui a nié le caractère révolutionnaire du Web ?

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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