Le Forum international de la cyber-sécurité (FIC 2017) a ouvert ses portes hier à le Lille. Une occasion de faire le point sur les tendances en matière de cyber-attraque et, surtout, les solutions nouvelles au moment où cette problématique devient critique et se généralise et devient un pan économique porteur. Point d’orgue de cette édition 2017, le bilan d’Hexatrust et son livre Blanc présenté ce matin par Jean Noël de Galzain, son Président.

Bientôt une plate-forme d’accueil de victimes de la cyber

Ils sont tous là, les grands acteurs de la cyber-sécurité, tout comme les jeunes pousses de ce secteur qui attire et fait s’interroger entreprises, citoyens et pouvoirs publics. Ces derniers semblent avoir pris la mesure des enjeux et défis, tant les représentants et intervenants issus de cette sphère sont nombreux.  L’occasion pour Thierry Delville, Délégué industriel aux industries de la sécurité, ministère de l’Intérieur d’annoncer que son ministère de tutelle s’apprête à « lancer une plate-forme d’accueil des victimes de la cyber-insécurité. Elle sera ouverte à tous ceux qui sont, à un moment donné touché par ce fléau » galopant. Cela est d’autant plus important qu’une part croissante des plaintes enregistrées par les pouvoirs publics intègrent une dimension cyber.

Sur le terrain, l’évolution des menaces est abordée et les solutions présentées. Dans le premier cas, citons trackup, un outil de détection de vols de bases de données, provenant surtout de collaborateurs peu scrupuleux. Lancée par marketespace, cette solution semble fort intéressante dans la perspective de l’entrée en vigueur de la loi sur la protection des données personnelles (RGPD).

Un appel à Orange et tous les grands de la cyber

Mais le point d’orgue de cette 9eme session aura été le bilan sur l’évolution du marché des jeunes pousses de la cybersécurité française. L’occasion pour Jean-Noël de Galzain, président du Club Hexatrust d’entrer en scène. Pour lui, tout est réuni pour faire du marché de la cybersécurité français un secteur plus que porteur. Il est évalué à 65 Mds d’euros et devrait triper à l’horizon 2020. Il est constitué d’acteurs remarquables et reste stable et ambitieux si l’on en juge à travers ses initiatives : Wallix est entrée en Bourse, sur Euronext Alternext et près de 40 millions € ont été levés par des acteurs du marché français. Parallèlement, trois de ces pépites, Opentrust, Qosmos et Denyall ont été cédés. Montant total des opérations, près de 100 millions €.

En fait, la filière avance. Reste la question du numérique durable européen. Il se bâtira autour d’acteurs et des normes européens communs.  En attendant, ce serait bien sque les grands groupes français parmi lesquels Orange puissent avoir le réflexe d’embarquer des offres de Start-up nationales dans les solutions qu’ilspropose aux OIV. On le voit, la cyber-lutte avance mais quelques trous béants apparaissent encore dans la raquette pour garantir un revers parfait.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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