Que ce soit au niveau national comme européen, l’information du consommateur se poursuit. Objectif affiché, éclairer sa lanterne, lui éviter une prise de décision hasardeuse et coûteuse et limiter des investissements à risque. La réglementation en la matière se poursuit à se renforçant et, même si la directive de la distribution dans l’assurance (DDA) a été reportée, elle apporte son lot d’informations nouvelles au service du client. Des informations qui viennent s’ajouter à celles que prévoient Solvabilité 2 ou Bale 3. L’information du consommateur, il y en a, en veux-tu, en voilà ! et encore, je vous fais grâce de celles que prévoient Priip’s, ou encore MIF 2, voire FRTB ou Solvabilité 2. Il paraît que trop d’infos tue l’info. Si cela semble vrai et acté, force est de constater que trop d’infos ne tue pas l’info en matière de réglementation. Plus il y en a, mieux le consommateur se porte. C’est en tout cas ce que semble penser le régulateur européen. Dans l’assurance dommage par exemple, un document d’information normalisé doit être élaboré par les assureurs et bancassureurs, conformément à un principe posé par une directive européenne de 2016, les assureurs devront prochainement fournir obligatoirement aux consommateurs ce document d’information normalisé avant la souscription d’un produit d’assurance dommages que ce soit un contrat automobile, habitation ou santé, par exemple. Le document doit notamment permettre d’améliorer la comparaison des offres pour une concurrence parfaite permettant de choisir en connaissance de cause. Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), qui a participé à l’élaboration de ce document d’information, a adopté jeudi à l’unanimité un avis sur les modalités de sa mise en oeuvre. Les modèles types de document sont consultables sont disponibles sur le site du CCSF.

En attendant leur entrée en vigueur, les acteurs vont encore se « taper » ce boulot de paperasse à l’heure du digital, ce qui suppose un investissement en termes de temps et d’euros. Comme si les coûts engagés pour l’adoption des autres mesures de régulations ne pesaient pas déjà sur les frais généraux des entreprises. Ce qui est clair c’est que le consommateur sera bien informé mais il devra payer pour cela. Qu’on se le dise, les dépenses supportées par les acteurs nous reviendront en pleine face sous forme d’augmentation tarifaire. Ce qui est très décisif en matière d’assurance du particulier ou le facteur tarif est très discriminant. Et avec la loi Hamon, on peut imaginer que les portefeuilles vont valser. Quoique, si l’on retrouve les mêmes résultats qu’on s’attendait à faire avec l’ANI (c’est-à-dire pshittt !), il n’y a pas lieu de nourrir beaucoup d’inquiétudes.

 

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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