Nouvel eldorado pour les uns,  gadgets pour les autres, les objets connectés ne laissent plus indifférents. Puissent-elles éclairer notre lanterne en cette rentrée et tout au long de l’année ?

Cette fois-ci elles sont dans le peloton de tête. Banques et assurances ont compris avant beaucoup d’autres branches d’activité l’effet structurant des objets connectés sur leurs modèles business. Merci Google, pardon, …Alphabet et ses tentacules qui s’étalent de A à Z, voire au-delà, si c’était possible. Car à force de challenger ces deux métiers, ses managers ne restent plus indifférents à ces IOT, qui pourraient être leur planche de salut face à une pieuvre décidé de s’emparer de tous les métiers.  Qui a dit que le totalitarisme était partout sauf outre-Atlantique ? Vite ! McCarthy,  réveille-toi, ils sont devenus fous, certains de tes descendants.

Pour faire face à ce risque omnipotent, omniprésent, idempotent et permanent qu’est Google pour les acteurs de l’assurance et de la banque, pas besoin de guerre froide. Il faut cogiter. Trouver des idées. La piste des objets connectés semble tout indiquée comme l’une des meilleures. Alors, je conseillerais, en toute légèreté intellectuelle si vous permettez, aux managers de la banque et de l’assurance de recourir, sans modération, aux objets connectés pour espérer damer le pion à quelque lettre de l’Alphabet qui voudrait contribuer à la désinscription de leur entreprise au tableau économique ! En recourant à une telle option, ils auraient devant eux l’embarras du choix. Je leur suggèrerais préalablement les ampoules connectées. Elles pourraient vivement éclairer leur lanterne. Car loin d’être des gadgets, ces lampes … intelligentes transforment déjà la maison ou, selon le cas,  l’entreprise. Pilotables à distance grâce à une tablette ou un smartphone, elles peuvent même contribuer au bien-être des équipes. Ne souriez-pas ! Des professionnels de santé les utilisent déjà pour contrôler le sommeil de leur patient à distance. Rien que ça ! Quand on sait l’effet de la lumière sur notre humeur, il serait dommage de prendre ce conseil à la légère par ces temps où des offres multiples sont proposées par les acteurs de la santé/prévoyance d’améliorer la qualité de vie au travail des salariés. Il y va de la productivité de toute l’entreprise voire de sa pérennité pas seulement menacée par le Holding de Google, reconnaissant-le.

En clair, la lumière connectée est loin d’être un gadget. Il s’agit d’un véritable outil écologique qui s’éteint en l’absence d’une présence humaine. Mieux, elle peut même détecter des intrusions ; puis alerter les maîtres des lieux. Et dans le même esprit, jouer le rôle de détecteur de fumée. Un IOT à tour faire. Comme Alphabet de Google ? A vous d’y répondre. Quant à moi, ma morale est déjà faite.

Quoi qu’il en soit, face à la montée en puissance de ces objets connectés, l’une des pistes pour les maîtriser reste le partage et la synergie, comme nous l’avons plaidé dans ces colonnes. Le patron de Daimler l’a reconnu, face à l’irruption de Google et d’Apple dans le monde automobile, sa firme ne saurait rester les bras croisés. Travailler ensemble, voilà le chemin à prendre. Un chemin que banques et assurance explorent en synergie avec les FinTechs. Pour éclairer leurs lanternes respectives.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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