Le cabinet dévoile les résultats de son étude européenne « Capital Management in Insurance Survey ».  Une étude qui s’intéresse à la gestion du capital au moment de l’entrée en vigueur de Solvabilité II.

Cette enquête a été conduite auprès de 50 entreprises dans 10 pays européens. Et analyse les évolutions de la gouvernance, du périmètre, des métriques et des décisions stratégiques liées à la gestion du capital.

Premier constat : à ce jour, moins de la moitié des assureurs européens disposent d’un département dédié à la gestion du capital. 60 % des départements ou comités de gestion de capital sont placés sous la responsabilité des directeurs financiers. Pour Claude Chassain, associée responsable de l’actuariat chez Deloitte France et co-responsable Solvabilité II EMEA, « il est primordial de structurer, organiser et coordonner la gestion du capital qui reste aujourd’hui répartie entre les fonctions risques, actuariat, investissement de l’entreprise. La mise en place de Solvabilité Il nécessite de la part des assureurs européens de se doter d’une politique et d’une gouvernance dédiée pour répondre aux exigences réglementaires et améliorer la vision d’ensemble. »

Autre enseignement, l’optimisation et la communication inhérentes au capital sous Solvabilité II sont des enjeux majeurs pour les assureurs en Europe. 9 entreprises sur dix des entreprises interrogées indiquent qu’elles étudieront des techniques d’optimisation du capital dans les 5 prochaines années, et la moitié d’entre elles estime nécessaire d’améliorer la communication au sein du processus d’évaluation du capital. Selon Deloitte, « les stratégies d’optimisation du capital prennent une nouvelle dimension ; elles visent entre autres à prendre en compte la diversification des risques, réduire le niveau et la volatilité de la marge de risque. En France, les techniques d’optimisation privilégiées sont la monétisation de la VIF, la restructuration des activités au sein d’un Groupe, la réassurance interne et externe et le “unit shorting” des unités de compte. »

Et l’associée responsable Actuariat chez Deloitte France et co-responsable Solvabilité II EMEA, d’ajouter : « les assureurs sont plus que jamais concentrés sur Solvabilité II. Les taux d’intérêt bas constituent à la fois une opportunité et un impératif majeur pour optimiser l’utilisation de leurs fonds propres et développer des solutions qui maximisent leur capital. Nous nous attendons à une évolution qui pousserait les entreprises à développer des produits moins coûteux en capital et à accorder une plus grande attention à la réduction des marges de risques. Cela pourrait ainsi se traduire par une diversité des réponses stratégiques en la matière qui se profileront dans les mois et les années à venir. »

En conclusion, Claude Chassain a déclaré : « la communication avec les parties prenantes sera cruciale ; la moitié des sondés déclarant, en effet, que cette dernière présente actuellement des lacunes. Le marché doit comprendre de quelle manière les bilans réagissent en temps réel aux conditions, ainsi que les types de risques et de volatilité que les entreprises sont prêtes à assumer et non à atténuer. Ces débats joueront, à l’avenir, un rôle essentiel. »

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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