Elles ont la fougue de leurs artères et l’audace de leur jeunesse. Du fait de leur potentiel, elles sont à la fois craintes et admirées. Pourtant, les start-up ne sont pas logées dans une enseigne confortable. Depuis un moment, les entreprises traditionnelles voient en elles des concurrentes en bonne et due forme ou alors des empêcheurs de tourner en rond ? Que sont-elles à ce jour ?
Une start-up est une jeune pousse avec idées originales sources de disruption. En général, si elles ont les idées, elles manquent de moyens pour se faire une place au soleil de l’économie en concrétisant leurs propositions ? Comment devenir attractive financièrement sachant que leur microcosme est truffé de jeunes pousses multiples aussi compétitives ? Rien n’est aussi facile car les banques peinent à jouer le jeu du financement de ces structures.
Face à ces difficultés, beaucoup d’entreprises ont cerné le potentiel qui consiste à sélectionner certaines de ces Start-up pour créer le buzz un temps autour de leurs idées et capitaliser sur des retombées qui profitent d’bords aux entreprises, puis, quand c’est le cas, à la jeune pousse. Autant dire que la mission d’accélérateur que leur start-up est en droit d’attendre n’est pas au cœur des objectifs de l’entreprise. Elle reste secondaire.
Pourquoi, dans ce cas avoir peur alors que les muscles montrés ne sont presque fruit de de la gonflette ? Car faut-il le rappeler, de petites entreprises finissent par mourir avec leurs idées sans bénéficier d’un soutien de peur pour les autres de nourrir la main qui les mordra peut-être demain, ce qui est légitime.
En clair, à ce jour, les Fintechs sont condamnées aujourd’hui à vivre dans un no man’s land où le règne du marketing et du subjectif prime sur l’objectivité des investisseurs. Ces derniers ont des moyens et décident de les placer où ils veulent, c’est la loi du genre. Du coup, leurs projets relèvent du pur marketing avec ses règles obéissant dans le mieux des cas à la logique floue. Pourtant celle-ci accorde la part belle à des chantiers qui ont plutôt trait à l’intelligence artificielle, l’autre domaine naissant des Fintechs.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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