Selon le site d’information TIC.com, le CH de Troyes s’est lancé dans la pratique du Bring Your Own Device (BYOD)

Inversion de tendance. Il y a encore quelques décennies, l’informatique professionnelle était largement en avance sur celles des collaborateurs. Avec la généralisation des technologies et du rythme d’obsolescence dite programmée, les organisations ne suivent plus. Paradoxalement, les utilisateurs sont de mieux en mieux équipés. Et ne supportent plus d’utiliser des outils non conformes à l’état de l’art. D’où la tentation de ramener au bureau leurs propres équipements : c’est le Bring Your Own Device.

Amorcée timidement en France, cette pratique prend des couleurs. Au point que des entreprises l’institutionnalisent, souvent confrontées aux coups de boutoirs répétés des nouvelles générations (Y et Z notamment), férues de nouvelles technologies.

Le BYOD bien moins coûteux

Dans ce contexte, le Centre Hospitalier de Troyes permet désormais à ses collaborateurs d’utiliser leur propre matériel au sein de l’établissement. A cette fin, il s’est équipé d’un système de gestion du BYOD, en l’occurrence le composant  Ucopia de Cisco, acquis auprès du revendeur Axians qui l’accompagne dans la mise en place de cet outil novateur.

Selon les propos de Michael de Block, directeur du système d’information et de la communication (DSIC) du CH de Troyes, rapportés par TIC, « bien moins coûteux que s’il s’agissait d’offrir des tablettes tactiles à chacun de ses médecins, le fait de permettre à chacun d’utiliser son propre matériel constitue le meilleur compromis entre technique et prix. Sur les 250 médecins que compte le CH de Troyes, une cinquantaine, souvent les plus jeunes, recourent au BYOD, surtout via des tablettes tactiles. » Sans cette solution, « on ne s’en sortirait pas”, a ajouté Michael de Block, d’où l’idée de favoriser la mobilité des médecins en leur permettant de travailler de partout (à domicile, dans un autre hôpital) sur leur propre matériel informatique. Au sein du CH, la connexion via le BYOD est directe, tandis qu’à distance elle s’établit via un réseau privé virtuel (VPN).

Après cette première étape, l’établissement hospitalier envisagerait d’étendre cette pratique. La DSIC souhaite proposer, courant 2015, le BYOD à d’autres établissements de la communauté hospitalière de territoire (CHT) Champagne-Sud, et notamment aux trois situés dans l’Aube.

Démarche originale, le BYOD peut paraître simple à intégrer. Pourtant, il ne s’improvise pas. L’introduction et l’exploitation de solutions hétérogènes au sein d’une entreprise pose différents problèmes parmi lesquels ceux liés à la sécurité et à l’organisation (quelle assurance s’applique en cas de vol ou de casse, etc.). Quoi qu’il en soit, bien négocié, le BYOD peut devenir une belle opportunité pour les entreprises qui l’adoptent car elle permet de bénéficier de composants souvent conformes à l’état de l’art, sans investissement lourd.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

Twitter LinkedIn Google+

Newsletter

Vous n'avez pas le temps suivre l'actualité ? Découvrez nos newsletters gratuites, quotidiennes ou hebdomadaires.

Inscription Newsletter


Le Mensuel

Chaque mois, un regard éclairé et sans concession sur l'actualité de l'Assurance, de la Banque et des Services Financiers.

Découvrir le magazine