Selon cette enquête, L’hexagone fait partie des 10 pays les plus concernés par la fraude avec 29 % de victimes durant les 5 dernières années ?

Le fournisseur de solutions de paiement électronique et bancaire en temps-réelannonce aujourd’hui les résultats de son étude bisannuelle sur l’expérience de la fraude à la carte bancaire. Conduite auprès de 6 035 personnes dans 20 pays au 2ème trimestre 2016. Cette étude, intitulée Global Consumers: Losing Confidence in the Battle Against Frauda révélé que 29 % des Français ont été victimes de fraude à la carte bancaire ces cinq dernières années, représentant une hausse de 3 % par rapport aux résultats de 2014.

Quid des résultats à l’échelle mondiale ? le Mexique enregistre le nombre le plus élevé de cas de fraude (56 %), suivi du Brésil (49 %) et des Etats-Unis (47 %). Les pays européens souffrent nettement moins de ce phénomène, principalement grâce à la mise en place des cartes à puce. Les taux en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas sont de 18 %, 14 % et 14 % respectivement. Le Royaume-Uni, quant à lui, se trouve au même niveau que la France avec un taux de 29 %.

L’étude met en avant le niveau de sophistication de certaines plates-formes e-commerce en France, encore trop peu avancé, avec un niveau de contrôle trop souvent inférieur à celui d’un paiement de proximité. Les e-commerçants, soucieux de ne pas imposer de barrières à l’achat, doivent aujourd’hui trouver une solution afin de sécuriser davantage leurs sites sans freiner le parcours client.

Avec l’augmentation de l’utilisation des identifiants issus des réseaux sociaux ou encore le nombre d’appareils utilisés, la fraude sur le paiement en ligne est également facteur de risques.

Les paiements de proximité sont, quant à eux, très avancés en terme de sécurité, grâce notamment aux innovations comme l’utilisation de puces de 4ème génération, de clés de chiffrement ou encore le renouvellement de cartes tous les deux ans. Après la mise en place du paiement sans contact qui représentait 57,5 % du parc des cartes bancaires en France fin 2015, les banques ont déjà commencé à expérimenter de nouvelles technologies destinées à renforcer la sécurité des transactions.

Autre tendance, l’étude d’ACI Worldwide met également en garde les consommateurs contre les attaques de plus en plus sophistiquées. Les données utilisateurs constituent aujourd’hui un marché de grande envergure, difficile à distinguer de l’économie réelle. Le web reste la cible favorite des fraudeurs, avec notamment des attaques de phishing toujours aussi nombreuses.

Le rapport révèle également que les comportements à risque des consommateurs s’étendent malgré les années d’éducation par les institutions financières et par les distributeurs de cartes bancaires. Avec l’augmentation du nombre d’appareils utilisés pour réaliser des paiements en ligne, comme les téléphones mobiles ou les tablettes, ou encore la hausse de données privées partagées sur les réseaux sociaux, le comportement des consommateurs demeure dangereux.

25% des Français sondés ne verrouillent pas leur appareil mobile lorsqu’ils ne l’utilisent pas. Autre comportement à risque : 16% des consommateurs jettent encore des documents papiers affichant leurs coordonnées bancaires à la poubelle.

« L’enjeu le plus important aujourd’hui est de changer le comportement des consommateurs avant la fraude » déclare Thierry Antonin, directeur Solution Consulting, EMEA Continental chez ACI Worldwide. « N’oublions pas que l’arrivée de la carte bancaire avait également bousculé les habitudes des consommateurs il n’y a pas si longtemps. C’est grâce à un fort travail d’éducation d’années en années que nous avons réussi à sécuriser les paiements de proximité aujourd’hui. »

Quelle solution ?  Il est essentiel de sensibiliser tous les acteurs à chaque niveau de la chaine de paiement. Les consommateurs doivent redoubler de vigilance et obtenir une meilleure compréhension des processus de sécurité, que ce soit à travers un site web, une application mobile ou un email de notification.

De nombreux consommateurs savent que leur comportement est risqué mais ne connaissent pas d’alternatives. L’une des approches recommandées par ACI Worldwide est d’expliquer de manière simple le comportement et les risques potentiels encourus.

En France, les transactions e-commerce représentent aujourd’hui un dixième des paiements par carte bancaire” commente Thierry Antonin. « Il est vital d’innover et d’établir la confiance avec les consommateurs afin d’accélérer la hausse du volume de transactions e-commerce, comme nous l’avions fait au moment du déploiement de la carte bancaire. »

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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