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La société publie un rapport inédit sur la structure des données des organisations. Où l’on apprend que 41 % de cette véritable manne sont déjà surannée. Sa vocation, sensibiliser les entreprises sur la qualité de leurs données.

Pour cette enquête, la création de fichiers bat son plein à l’automne, avec 91 % de fichiers texte, 48 % de feuilles de calcul et 89 % de fichiers système et d’informations géographiques en plus (pour ne citer que les principales hausses). Selon le groupe, « à l’exception des exigences réglementaires ou de mise en conformité, les données se révèlent généralement obsolètes au bout de trois ans.  Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, 41 % des données sont dépassées ou n’ont pas été modifiées au cours des trois dernières années. » Or les données orphelines, à savoir celle n’ayant pas de propriétaire (suite à une mutation de poste ou de départ d’un employé), ont un coût.  Selon le rapport Index, ces données orphelines sont généralement des fichiers riches en contenu, comme des vidéos, des images et des présentations, autrement dit des éléments à ne pas laisser sans surveillance. D’autre part, elles occupent plus de 200 % d’espace disque en plus que les autres fichiers.

En passant au crible leurs propres données, les entreprises ont la possibilité de définir des priorités en vue de générer un retour significatif. Présentations, feuilles de calcul et documents occupent plus d’espace qu’ils ne le devraient et occasionnent des coûts inutiles. Et c’est sur les formats images que les initiatives d’archivage, de suppression ou de migration sont les plus payantes. Selon l’enquête, « dans un environnement moyen de 10 péta-octets, un projet d’archivage portant uniquement sur les présentations, feuilles de calcul et fichiers texte obsolètes permettrait d’économiser pas moins de 2 millions de dollars sur une année. »

Commentant ces résultats, Steve Vranyes, PDG de Veritas, a déclaré : « nos clients nous répètent sans cesse qu’ils se heurtent à deux forces opposées de la nature – la croissance exponentielle des données et la restriction des ressources et des budgets pour combattre cette explosion en multipliant les serveurs et applications. Grâce à notre parfaite maîtrise des caractéristiques des métadonnées clés, nous pouvons établir une représentation précise de l’environnement de données moyen. Les informations de ce rapport vont permettre aux entreprises de sortir de cette situation qui les paralyse. »

Partant des résultats de cet index, Veritas crée une communauté et un forum : Data Genomics Project. Il s’agit d’une initiative visant à aider les entreprises à cerner la véritable nature des données non structurées qu’elles créent, stockent et gèrent au quotidien. Ce projet rassemblera, entre autres, des spécialistes des données et des experts sectoriels qui développeront le noyau des systèmes de gestion de l’information et partageront leurs recherches et idées avec les entreprises du monde entier. Selon Veritas ce projet restera en marge de son activité commerciale.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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