Le cabinet présente la nouvelle mouture de son étude sur la communication financière de 17 grands groupes bancaires européens.

« Défi pour la transparence – Concilier le virtuel et l’humain : le défi de la banque aujourd’hui », telle est le thème de cette enquête au sein de laquelle le cabinet a recensé les enjeux clefs du secteur bancaire.

Le bilan 2015 met en avant des performances financières qui progressent malgré un environnement réglementaire et économique toujours complexe. Dans c contexte, les banques affichent des performances solides et encourageantes : progression du profit cumulé de + 7 % (79,8 Milliards € en 2015) ; recul de 7 % de la charge de dépréciation sur les encours de prêts à 43,6 Milliards € ; renforcement des fonds propres (+ 5 %) et des réserves de liquidité (+ 10 %).

 

KPMG

 

Selon Marie-Christine Jolys, associée KPMG, responsable du département réglementaire banque, « les performances observées en 2015 permettent ainsi aux établissements de poursuivre leurs investissements tout en renforçant leur capacité à innover et à engager la transformation digitale de leurs activités. »

Car faut-il le rappeler, les nouvelles technologies bouleversent l’environnement bancaire. Et dans un contexte de rentabilité difficile avec des taux d’intérêt durablement bas, la digitalisation et le maintien de la compétitivité sont donc devenus des axes stratégiques majeurs pour les banques, qui doivent aussi faire face à l’arrivée de nouveaux acteurs.

 

Performance globale – Résultat courant avant impôts (En Millions €)

Commentant cette situation, Marie-Christine Jolys estime que « l’on peut dire que 2006 marquait la dernière année du modèle de la banque du 20ème siècle. Depuis 2007, le modèle bancaire se transforme profondément, marqué par des crises et des bouleversements structurels. Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir si le numérique apporte des avantages aux banques, mais plutôt comment elles font face à sa croissance rapide, qui impacte non seulement les ressources, les processus et les produits, mais aussi le comportement des consommateurs. Le digital est devenu une nécessité. »

Ces changements sont notamment galvanisés par l’avènement des Fintechs, des entreprises qui redistribuent les cartes de l’industrie financière grâce aux nouvelles technologies et se démarquent de plus en plus face aux acteurs traditionnels. Confrontés à cette réalité, certains établissements ont pris les devants en nouant des partenariats avec des Fintech. L’étude rappelle anis différents cas : BNP Paribas, qui investit dans le développement du digital et l’innovation, par le biais de l’ouverture de deux centres « We Are Innovation » et d’un pôle innovation dévolu aux Fintech ; ING a également nommé au sein de son entreprise un « responsable Fintech ».

Selon les résultats de cette enquête, « la quasi-totalité des banques du panel indique que les principaux investissements menés pendant l’année en cours et l’année future concernent l’innovation et le développement de la banque digitale. La technologie, en plus d’être un facteur de personnalisation et de fidélisation de la clientèle, s’avère être un outil permettant de gagner en compétitivité grâce à la baisse et la maîtrise des coûts des services rendus. »

Quid de la responsabilité sociale des acteurs de la profession ? L’an dernier, ils ont communiqué davantage sur leur responsabilité sociale et environnementale (RSE), notamment dans le cadre de la COP2. « Si les banques marquent leur engagement auprès de la société civile et des entrepreneurs, elles suivent également des contraintes de « bonne gouvernance », notamment sur le taux de représentation des femmes au Conseil d’Administration ou Conseil de surveillance ; la moyenne de ce taux s’élève à 32 % », considèrent l’étude.

Méthodologie

Pour la 10ème année consécutive, KPMG a réalisé une étude comparative des rapports annuels des principaux groupes bancaires européens : Barclays, BBVA, BPCE, BNP Paribas, Crédit Agricole, Commerzbank, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Lloyds Banking Group, HSBC, ING, Nordea, Royal Bank of Scotland, Santander, Société Générale, UBS, Unicredit.

Le cabinet a analysé les résultats 2015, les discours des dirigeants, les activités de banques d’investissement et de banque de détail, les fonds propres, les évolutions en matière de gouvernance, de refinancement et de liquidité.

Emmanuel Mayega
A propos de l'auteur

Rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, Emmanuel a une connaissance accrue de l’intégration des technologies dans l’assurance, la banque et la santé. Ancien rédacteur en chef adjoint d’Assurance & Informatique Magazine, il est un observateur affûté du secteur. Critique, il se définit comme esprit indépendant et provocateur, s’il le faut.

Site web : http://www.assurbanque20.fr

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